Bienvenue sur le site du Club d'Aïkido de Rognac (ASR)

 

 

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L’Art lui-même et le Lieu de sa pratique :

(AïKiDo, Dojo & Kamiza) :

Aïkido

(La traduction caractère par caractère indique ces combinaisons..) :

·        , a(u), accorder, combiner, adapter;

·        , ki, esprit, sentiment, souffle, énergie;

·        , , le chemin, la voie, la route;

Généralement on traduit plus simplement ces termes par :

-          Aï : Harmonie,

-          Ki : Energie,

-          Do: Voie.

le caractère , ai, amour, quant à lui est un homophone du premier caractère. Il semblerait que le Fondateur aimait à jouer de cette homophonie.

         Dōjo 

le lieu, l'emplacement ou l’on étudie la voie, ou l’on pratique et enseigne les techniques.

Kamiza 

la place d'honneur, du côté le plus honorifique, également Kamisa - Mur d'honneur vers lequel on salut au début et a la fin des cours. Il est généralement constitué du portrait du fondateur Sensei Morihei Ueshiba, de la calligraphie de l'Aïkido, et d'une autre calligraphie représentant la voie suivie par le dojo (harmonie...)

Les Enseignants et les pratiquants :

(les différents titres sont souvent donnés en japonais, en voici quelques exemples…)        

Aïte

le partenaire ou l'adversaire désigné.

Dōhai

désigne le pratiquant de même grade et de même ancienneté que soi.

Kōhai

désigne les pratiquants plus récents que soi.

Sensei

littéralement « celui qui est né avant », il s'agit de l'enseignant.

0-sensei, littéralement « le vieux maître » ; ce titre a été réservé au Fondateur de l'aïkido, Maître Ueshiba Morihei .

Shihan

l'instructeur; dans le contexte des Arts martiaux, ce terme s’applique aux  enseignants les plus éminents.

Sempaï

l'aîné, par extension le pratiquant plus avancé, soit en grade soit en durée de pratique.

Tori

Littéralement « celui qui saisit ».

Uke

Littéralement « celui qui reçoit ».

Anatomie :

(on citera différentes parties du corps souvent mentionnées en Aïkido)

Eri

le col;

Hara

le ventre, le centre;

Hiji

le coude; Kata

l’épaule;

Katate

une seule main; ses contreparties sont : ryôte, les deux mains et morote avec les deux mains, qui peut aussi se dire katate ryôte, saisie d'une main avec deux mains;

Koshi

les hanches;

Kubi

le cou;

Mune, anciennement muna

la poitrine;

Sode

la manche;

Te

la main, et par extension le poignet.

Ude

le bras, le coude;

Positions et déplacements :

(liste non exhaustive…) 

Irimi

« entrer dans le corps »;

Hanmi handachi waza

travail à partir de la position assise avec un adversaire debout;

Kaïten

tour, rotation;

Kamae

la garde;

Kiryoku

l'énergie, la force;

Kokyû

la respiration, qui forme  kokyû-ryoku, la puissance qui provient de la coordination des mouvements et de la respiration;

Ma-ai

le couple distance-temps qui permet une bonne exécution de la technique;

Omote

l'extérieur, la face, la droite (du sabre);

Reigi

l'étiquette;

Seiza

position assise formelle; 

Shisei

la posture, l'attitude;

Suwari waza

travail à partir de la position assise.

Tachi waza

travail debout;

Tenkan

changer; les caractères signifient respectivement « rouler, tourner » et « changer, remplacer »;

Ura

l'opposé, le revers, l'arrière, la gauche (du sabre);

Ushiro

derrière, par l'arrière;

Saisies et attaques :

Les saisies et les attaques se réalisent à partir de deux positions de base :

 

1°) Ai hanmi :

Les deux partenaires sont symétriques par rapport à un point, avec le même pied devant (tous deux le pied gauche devant, par exemple). C'est la position de référence  prise pour l’attaque « Shomen uchi ».

 

2°) Gyaku hanmi :

Les deux partenaires sont symétriques par rapport à un axe passant entre eux. L'un a donc le pied gauche devant, l'autre le pied droit. C'est la position de référence pour l’attaque « Yokomen uchi ».

 

Citons les attaques proprement dites :

 

Shimeru

serrer, étrangler ; à la forme passive : shimaru, être serré, être étranglé ;

Shomen uchi

frappe verticale sur le sommet de la tête (frappe identique à celle avec un sabre (Katana) ;

Sokumen uchi

coup sur le côté de la tête, mais en croisant le bras (le bras droit frappe la tempe droite);  soku signifiant «le flanc»;

Toru

saisir, qui devient tori dans les noms d'attaque, comme dans « Katate dori »;

Tsuki

coup direct (de face ou de côté comme avec une lance);

Yokomen uchi

coup sur le côté (frappe directement inspirée du sabre (katana);

Techniques :

K

l'enseignement, qui donne, ikkyoo (voir les nombres plus bas);

Nageru,

lancer, projeter;

Irimi nage,

projection, en entrant dans le corps;

Shihô nage

de, quatre et, direction, l'ensemble signifiant « dans toutes les directions »;

Kote gaeshi,

retournement de l'avant-bras;

Tenchi nage

projection ciel et terre, en référence à la position des mains, l'une paume vers le ciel l'autre paume vers la terre;

Uchi kaïten nage

projection tournante en entrant par l'intérieur;

Soto kaïten nage

projection tournante en entrant par l'extérieur;

Jyuuji garami

Projection en forme de croix (le partenaire a les bras croisés de cette manière);

Sumi otoshi

Projection latérale (en coin) (en utilisant le déséquilibre arrière du partenaire);

Attaques :

Bien que l'aïkido sont centré sur la défense, la bonne maîtrise des attaques est essentielles pour permettre au partenaire de progresser. Elles doivent être portés avec sincérité et à une puissance compatible avec les capacités de tori.

Coups : atemi

En aikido, on utilise :

*                   Shomen uchi  

*                   Yokomen uchi 

*                   Sokumen uchi; cette attaque est impressionnante mais en fait moins difficile à contrôler que les deux  précédentes, elle est de fait peu enseignée

*                   Chūdan tsuki 

*                   Jodan tsuki 

*                   Mae geri 

*                   Mawashi geri 

Saisies :

Katate dori 

Saisie d'un poignet avec une main. Il peut s'agir d'une saisie du poignet correspondant (position gyaku hanmi , saisie du poignet gauche avec la main droite et réciproquement), ou d'une saisie croisée (position ai hanmi , saisie du poignet droit avec la main droite et réciproquement). Cette attaque est très fréquemment utilisée pour les premiers cours, car elle fixe une bonne distance de base et donne le contact initial.

Katate Ryote, ou morote

Saisie d'un poignet avec les deux mains. Cette attaque commence comme ai hanmi Katate dori par une saisie croisée du poignet, qui est ensuite renforcée par l'avancée de la deuxième main et de la jambe correspondante. Uke se trouve ainsi à l'extérieur de tori . Uke ayant une saisie très forte, elle oblige tori à travailler avec le bras saisi dans l'axe de son corps.

Kata dori 

Saisie de l'épaule du keikogi (kimono) à l'aide d'une seule main. La saisie doit être ferme, dans l'idée de pousser tori (pour le déstabiliser) ou de le tirer (pour lui porter un coup).

Ryo kata dori 

Saisie de face du keikogi au niveau des deux épaules. C'est une des attaques pour le randōri .

Sode dori 

Saisie de la manche de tori au niveau du coude. La distance et la mobilité du bras saisi sont intermédiaires entre Katate dori et kata dori .

Muna dori 

Saisie de la doublure du keikogi à une main ou à deux mains.

Kata dori men uchi 

Uke saisit d'une main l'épaule du keikogi de tori et de l'autre tente de le frapper au sommet de la tête. Selon les enseignants, ce coup peut être soit une vrai attaque, soit une parade à une feinte de coup à la tête de réalisée par tori .

Attaque par l'arrière : ushiro waza 

Ushiro Katate dori 

Uke saisit les deux poignets de tori en passant derrière lui. Un peu déroutante en apparence, cette attaque se comprend comme une réaction à un contre de tori  : sur une saisie ai hanmi Katate dori , tori se décale sur le côté et sur l'arrière, exposant le flanc de uke . Celui-ci réagit en accelérant sa course et en passant derrière tori . Il lui faut alors saisir le deuxième poignet de tori afin de prévenir un coup de coude.

En position finale, uke doit être le plus près possible de tori , et tenir ses deux poignets par le bas; dans une position stable (attention à la possibilité d'un coup de tête en arrière de tori ).

Ushiro iji dori

Saisie par l'arrière des coudes (attention, des coudes, pas des manches) de tori . L'idée est la même que pour uhiro Katate dori .

Ushiro ryo kata dori 

Saisie du keikogi au niveau des deux épaules en passant par l'arrière.

Katate kubi shime 

Même départ que pour uhiro Katate dori , mais la deuxième main va saisir le revers du keikogi de tori en passant autour du cou pour réaliser un étranglement.

Eri dori 

Saisie du col par l'arrière. Commence comme ushiro Katate dori , la main glissant le long du bras. Le col est ensuite saisie indifferemment avec l'une ou l'autre des deux mains. De ce fait tori ne sait pas avec quelle main il est saisi.

Suwariwaza  

Shomen uchi  

*                   Ikkyo  : tori se déplace légèrement vers l'intérieur de uke , et intercepte l'attaque des deux mains au niveau du coude. Il pousse ensuite le coude de uke vers le bas, soit en se déplaçant vers uke lui-même (forme omote ), soit en pivotant sur le genou avant (forme ura ). Dans les deux cas, la deuxième main vient saisir le poignet de uke à l'issue de la descente. L'immobilisation se fait avec un genou au niveau des côtes, l'autre sous le poignet de uke . Pour se dégager, tori lache le poignet de uke (maintenu par le genou), place cette main au coude, libère la main du coude et pivote sur le genou contrôlant le poignet. Il peut ainsi se relever à bonne distance de uke .

*                   Nikkyo

*                   Sankyo

*                   Yonkyo

*                   Gokyo

*                   Iriminage

*                   Kotegaeshi

*                   Kaiten nage

Yokomenuchi

*                   Ikkyo

*                   Nikkyo

*                   Sankyo

*                   Yonkyo

*                   Gokyo

*                   Iriminage

*                   Kotegaeshi

*                   Kaiten nage

*                   Udekimenage

Katadori

*                   Ikkyo

*                   Nikkyo

*                   Sankyo

*                   Yonkyo

*                   Iriminage

Ryotedori

*                   Kokyuho

*                   Ikkyo

*                   Nikyo

*                   Sankyo

*                   Yonkyo

*                   Iriminage

*                   Kotegaeshi

Ryokatadori

*                   Ikkyo

*                   Nikyo

*                   Sankyo

*                   Yonkyo

hanmihandachiwaza

Katatedori

*                   Ikkyo

*                   Katate dori nikyo

*                   Katate dori sankyo

*                   Katate dori yonkyo

*                   Katate dori iriminage

*                   Katate dori kotegaeshi

*                   Katate dori shiho nage

*                   Katate dori kaiten nage

*                   Katate dori sumi otoshi

*                   Katate dori kokyu nage

Ryotedori

*                   Ryote dori shiho nage

*                   Ryote dori kokyu nage

Ushiro waza-Ryokatadori

*                   Ushiro ryokata dori ikkyo

*                   Ushiro ryokata dori nikyo

*                   Ushiro ryokata dori sankyo

*                   Ushiro ryokata dori kotegaeshi

*                   Ushiro ryokata dori kokyu nage

Tachiwaza

Aihanmi katatedori

*                   Aihanmi katate dori ikkyo

*                   Aihanmi katate dori nikyo

*                   Aihanmi katate dori sankyo

*                   Aihanmi katate dori yonkyo

*                   Aihanmi katate dori iriminage

*                   Aihanmi katate dori kotegaeshi

*                   Aihanmi katate dori shiho nage

*                   Aihanmi katate dori udekimenage

*                   Aihanmi katate dori koshinage

*                   Aihanmi katate dori sumi otoshi

*                   Aihanmi katate dori kokyu nage

Katatedori

*                   Katate dori ikkyo

*                   Katate dori nikyo

*                   Katate dori sankyo

*                   Katate dori yonkyo

*                   Katate dori iriminage

*                   Katate dori kotegaeshi

*                   Katate dori shiho nage

*                   Katate dori kaiten nage

*                   Katate dori sumi otoshi

*                   Katate dori hijikimeosae (udehishigi)

*                   Katate dori udekimenage

*                   Katate dori udegarami

*                   Katate dori kokyu nage

Katadori

*                   Kata dori ikkyo

*                   Kata dori nikyo

*                   Kata dori sankyo

*                   Kata dori yonkyo

*                   Kata dori iriminage

*                   Kata dori kokyu nage

Munadori

*                   Muna dori ikkyo

*                   Muna dori nikyo

*                   Muna dori sankyo

*                   Muna dori yonkyo

*                   Muna dori shiho nage

*                   Muna dori kokyu nage

Ryotedori

*                   Ryote dori ikkyo

*                   Ryote dori nikyo

*                   Ryote dori sankyo

*                   Ryote dori yonkyo

*                   Ryote dori iriminage

*                   Ryote dori kotegaeshi

*                   Ryote dori shiho nage

*                   Ryote dori udekimenage

*                   Ryote dori tenchinage

*                   Ryote dori koshinage

*                   Ryote dori kokyu nage

Ryokatadori

*                   Ryokata dori ikkyo

*                   Ryokata dori nikyo

*                   Ryokata dori sankyo

*                   Ryokata dori yonkyo

*                   Ryokata dori iriminage

*                   Ryokata dori aikiotoshi

*                   Ryokata dori kokyu nage

Katate Ryotedori

*                   Katate Ryote ikkyo

*                   Katate Ryote nikyo

*                   Katate Ryote sankyo

*                   Katate Ryote iriminage

*                   Katate Ryote kotegaeshi

*                   Katate Ryote shiho nage

*                   Katate Ryote kokyuho

*                   Katate Ryote kokyu nage

*                   Katate Ryote koshinage

*                   Katate Ryote udekimenage

*                   Katate Ryote jujigarami

Chudan tsuki

*                   Chudan tsuki ikkyo

*                   Chudan tsuki sankyo (uchikaiten)

*                   Chudan tsuki iriminage

*                   Chudan tsuki kotegaeshi

*                   Chudan tsuki shiho nage

*                   Chudan tsuki kaiten nage

*                   Chudan tsuki kokyu nage

*                   Chudan tsuki udekimenage

*                   Chudan tsuki hijikimeosae

*                   Chudan tsuki ushiro kiriotoshi

Jodan tsuki

*                   Jodan tsuki ikkyo

*                   Jodan tsuki sankyo (uchikaiten)

*                   Jodan tsuki iriminage

*                   Jodan tsuki kotegaeshi

*                   Jodan tsuki shiho nage

*                   Jodan tsuki kaiten nage

*                   Jodan tsuki kokyu nage

*                   Jodan tsuki udekimenage

Shomen uchi

*                   Shomen uchi ikkyo

*                   Shomen uchi nikyo

*                   Shomen uchi sankyo (sotokaiten, uchikaiten)

*                   Shomen uchi yonkyo

*                   Shomen uchi gokyo

*                   Shomen uchi iriminage

*                   Shomen uchi kotegaeshi

*                   Shomen uchi shiho nage

*                   Shomen uchi kaiten nage

*                   Shomen uchi kokyu nage

Yokomen uchi

*                   Yokomen uchi ikkyo

*                   Yokomen uchi nikyo

*                   Yokomen uchi sankyo

*                   Yokomen uchi yonkyo

*                   Yokomen uchi gokyo

*                   Yokomen uchi iriminage

*                   Yokomen uchi kotegaeshi

*                   Yokomen uchi shiho nage

*                   Yokomen uchi udekimenage

*                   Yokomen uchi kokyu nage

Katadori menuchi

*                   Kata dori menuchi ikkyo

*                   Kata dori menuchi nikyo

*                   Kata dori menuchi sankyo

*                   Kata dori menuchi shiho nage

*                   Kata dori menuchi udekimenage

*                   Kata dori menuchi koshinage

*                   Kata dori menuchi kotegaeshi

*                   Kata dori menuchi iriminage

*                   Kata dori menuchi kokyu nage

Maegeri

*                   Iriminage

 

Glossaire général

Dictionnaire alphabétique lié aux Arts martiaux en général ...

  • Ichi (itch) : Un
  • Ni (ni) : Deux
  • San (san') : Trois
  • Shi (chi) ou Yon (I-onn) : Quatre
  • Go (guo) : Cinq
  • Roku (rokou) : Six
  • Shichi (chitchi) : Sept
  • Hachi (hatchi) : Huit
  • Ku (kou) : Neuf
  • Jû (jou) : Dix
  • Jû-ichi : Onze
  • Jû-ni : Douze
  • Jû-san : Treize
  • Jû-shi : (Jû-yon) Quatorze
  • Jû-go : Quinze
  • Jû-roku : Seize
  • Jû-shichi : Diz-sept
  • Jû-hachi : Dix-huit
  • Jû-ku : Dix-neuf
  • Ni-jû : Vingt

A

  • Aï : harmonie, rencontre.
  • Aïkidô : AI unir, KI énergie, DO voie.
  • Arigatô : merci
  • Ashi : pied, jambe.
  • Ashi Baraï : balayage (des jambes).
  • Atemi : coup porté théoriquement à des endroits vitaux du corps.
  • Ayumi Ashi : déplacement en pas de marche normale : une jambe après l'autre.

B

  • Battô : art de dégainer le sabre (forme ancienne d'IAIDO).
  • Bô : bâton.
  • Bôjutsu : art ou bien technique du bâton.
  • Bokken : sabre en bois.
  • Bokutô : gros sabre en bois.
  • Budô : voie de la guerre, art martial.
  • Bujutsu : art de la guerre.
  • Bushi : guerrier, samouraï.
  • Bushidô : code d'honneur des BUSHI.

  

C

  • Chûdan : niveau moyen.
  • Chûdan Tsuki : Coup de poing hauteur abdomen-plexus.

D

  • Dan : degré, grade.( litt. Marche).
  • Dô : voie.
  • Dôjo : lieu où l'on étudie la voie, salle de pratique des arts martiaux.
  • Dômo Arigato Goseamashita : plus que des remerciements (honorifique).
  • Dôzo : je vous en prie, s'il vous plait.
  • Dôshu : littéralement, le Maître de la voie, représentant suprême (technique et spirituel) de l'art.

E

  • Empi : coup de coude.
  • Eri : col.

G

  • Gedan : niveau bas.
  • Geri keri : coup de pied.
  • Gi : tenue d'entraînement appelée à tort KIMONO
  • Go No Geiko: entraînement fort.
  • Gyaku : inversé; opposé.

H

  • Hakama : jupe culotte traditionnelle portée en BUDO
  • Hanmi : position asymétrique de base; un côté en avant.
  • Happô giri : action de couper dans les huit directions.
  • Hara : région de l'abdomen, centre vital de l'homme.
  • Harageï : art du HARA, art du ventre.
  • Henka : changement (de posture sans bouger les pieds).
  • Hidari : gauche.
  • Hiji : coude.
  • Hiza : genou.

I

  • Iaïdô : voie du sabre (voie de l'étude de la sortie du sabre).
  • Iaïtô : sabre factice d'entraînement en Iaï ou Batto.
  • Irimi : point fort de l'Aïkido, c'est l'action d'entrer droit sur l'adversaire tout en esquivant, action très positive. Presque tous les mouvements d'AIKIDO utilisent le IRIMI : TENKAN.

J

  • Jiyû Waza: travail libre
  • Jô : bâton (1,28 m).
  • Jôdan : niveau haut.
  • Joseki : mur d'honneur d'un dojo.
  • Jû : voie de la souplesse.
  • Jû no keiko : entraînement en souplesse.

K

  • Kakari Geïko : entraînement souple
  • Kaïten : rotation, mouvement giratoire.
  • Kamae : garde, posture.
  • Kamiza : siège supérieur, place d'honneur du DOJO où se trouve généralement la photo de O SENSEI, un temple SHINTO ou une calligraphie.
  • Karate : art du poing KARA vide et TE la main.
  • Kata : formes imposées, ensemble de mouvements stylisés.
  • Kata : épaules.
  • Katame waza : technique de contrôle articulaire.
  • Katana : sabre japonais.
  • Keïko : pratique, entraînement.
  • Keïkogi : gi pour l'aïkido.
  • Keïko Hô : formes d'entraînement.
  • Kensen: ligne imaginaire reliant les deux partenaires et où se situe l'action (litt. ligne des sabres).
  • Kesa Geri : action de couper en biais et de haut en bas.
  • Ki : fluide vital, énergie cosmique.
  • Kiaï : cri, souffle ou bien impulsion.
  • Ki musubi: liaison entre les deux partenaires.
  • Kokoro : mentalité, coeur et esprit.
  • Koshi : hanches.
  • Kote : poignet.
  • Kumi : groupe.
  • Kumi tachi : travail au Sabre.
  • Kumi jô : travail au bâton.
  • Kokyû : respiration, force de respiration.
  • Kokyû Hô : exercice de KOKYU.
  • Kokyû Ryoku: force développée grâce à une bonne utilisation de kokyu.
  • Kubi : cou.
  • Kyû : grade que l'on décerne avant les DAN.(litt. Classe)

M

  • Ma-aï : distance.
  • Mae : devant.
  • Mae Geri : coup de pied direct de face.
  • Mawashi Geri : coup de pied circulaire.
  • Men : le visage.
  • Michi : voie, DO.
  • Migi : droite.
  • Mune : poitrine.
  • Mune Dori : saisie du revers.

N

  • Nage : celui qui fait la technique (SHITE).
  • Nage Waza : techniques de projection.
  • Naname: en biais.
  • Nidan : deuxième DAN.

 

O

  • Obi : ceinture.
  • Omote : positif, devant, endroit.
  • Onegaïshimasu : phrase que l'on prononce lorsque l'on salue quelqu'un et qui signifie littéralement: je vous fait une requête; soit : s'il vous plait (on peut y adjoindre Yoroshiku devant pour plus de déférence/politesse).
  • Osae waza : technique de contrôle.
  • Ô SENSEI : maître fondateur.

R

  • Randori : travail libre, souple et continu.
  • Rei : salut .
  • Reishiki: étiquette, règles de comportement dans le dojo.
  • Ritsu Rei : salut debout.
  • Ryû : école (dans les arts martiaux).

S

  • Sandan : troisième DAN.
  • Sankakutaï : position de garde , les pieds à angle droit de façon à ce que les lignes talon-orteils forment un triangle.
  • Seishin : esprit. Budo Seïshin : esprit BUDO.
  • Seiza : position à genoux.
  • Sensei : d'après Musashi "celui qui est avant" professeur, enseignant, ou toute personne que l'on respecte beaucoup.
  • Sen no sen : deviner l'intention.
  • Shihan : professeur de très haut grade. Grand Maître.
  • Shihô Giri : action de couper dans les quatre directions. SHIHO = 4.
  • Shikkô : déplacement à genoux.
  • Shimoseki : côté où se placent les élèves.
  • Shin: esprit, coeur.
  • Shisei : attitude, posture correcte.
  • Shite : celui qui fait (NAGE)
  • Shizentai : position naturelle de base.
  • Shodan : premier DAN. (Dan de débutant).
  • Shômen : de face.
  • Sode : manche.
  • Sokumen : de biais.
  • Soto : extérieur.
  • Suburi : exercice de frappe au sabre que l'on répète seul et inlassablement.
  • Sumô : lutte japonaise.
  • Suwari waza : travail a genoux.

T

  • Taï : le corps.
  • Tachi waza : travail debout.
  • Taï Jutsu : techniques de combat à mains nues.
  • Taï Sabaki : déplacement circulaire avec un pas vers l'avant et un TENKAN.
  • Taïso : exercice de base de l'Aïkido. Exercice et échauffement.
  • Tanbô : bâton court.
  • Taninzu dori : travail contre plusieurs adversaires.
  • Tantô : le couteau.
  • Tantô dori : technique de défense contre le couteau.
  • Tatami : tapis du DOJO, ou d'une maison japonaise.
  • Te : main.
  • Tegatana : tranchant de la main, main en forme d'épée.
  • Tekubi : poignet.
  • Tenkan : déplacement que l'on effectue autour d'un pivot (un pied qui ne bouge pas) et dans lequel on dirige la force de l'adversaire sans l'arrêter.
  • Te No Uchi : position des mains.
  • Tori: celui qui fait la technique (appelé aussi NAGE ou SHITE).
  • Tsugi Ashi : déplacement en glissant les pieds sans passer une jambe devant l'autre.
  • Tsuki : coup direct et de face.

U

  • Uchi : intérieur.
  • Ude : bras.
  • Uke : celui qui attaque et qui chute.
  • Ukemi : chute.
  • Ura : négatif, extérieur, revers, partie cachée.
  • Ushiro : arrière.

W

  • Waka Senseï : fils du Maître, littéralement "jeune Maître" (ne s'emploie que lorsque le Maître est encore vivant).

Y

  • Yoko : côté.
  • Yokomen : latéral.
  • Yudansha : pratiquant gradé.

Z

  • Zanshin : position marquée de contrôle et de domination après avoir exécuté une technique.
  • Zareï : salut à genoux.
  • Zôri : sandales.
  •  

Prononciation du japonais

N.B. :  Une simple remarque sera faite sur la prononciation, à savoir : si nous ne différencions pas par exemple les voyelles courtes en lieu et place des voyelles longues (par exemple : dans « Dôjo » le premier « o » se veut long, tandis que le second est compris comme court), la conséquence de prononcer par exemple une voyelle courte au lieu d’une voyelle longue (ou bien tout à fortiori l’inverse) aura pour effet  possible de donner à ce mot un sens tout autre, complètement différent de celui qui était choisi à l’origine.

D’autres précisions, à savoir :

Un accent circonflexe sur « a », « o » et « u » rallonge la voyelle. De même pour l’écriture « ei » (comme dans « sensei » qui doit se prononcer avec un « é » allongé et sans prononcer le « i »).

N.B. : On peut entendre des japonais prononcer le « i » (dans « rei » par exemple), mais il ne peut s’agir d’une généralité.

Notes : (prononciation: e = é, u = ou, g = gu, r = entre l et r)

Le japonais utilise quatre systèmes d'écriture :

  • deux alphabets syllabiques, "hiragana" et "katakana", de 46 caractères chacuns,
  • plusieurs milliers de "kanji", qui sont des caractères d'origine chinoise,
  • et nos 26 caractères latins, qui sont appelés "romaji".

Les caractères hiragana sont des caractères de forme simple et arrondies, les katakana sont simples et angulaires, et les kanjis sont des caractères harmonieux, souvent de formes plus complexes.

Reprenons une à une les lettres de l'alphabet latin et découvrons leur bonne prononciation et leur transcription en Romaji :

  • A - Comme dans "Chat"
  • B - Comme dans "Bateau"
  • C - Le C n'existe pas et est remplacé par K, prononcé comme dans "Carte"
  • D - Comme dans "Dur"
  • E - Comme dans "Clef"
  • F - Le F se prononce à mi-chemin entre celui de "Fleur" et le H aspiré de l'Anglais "Hope"
  • G - Comme dans "Guide"
  • H - Le H se prononce comme le F, entre celui de "Fleur" et le H aspiré de l'Anglais "Hope"
  • I - Comme notre I, "oui"
  • J - Comme le J anglais, "DJ", qu'on retrouve en Français dans "Johnny"
  • K - Le K remplace le C et se lit comme dans "Caste"
  • L - En Japonais le L est remplacé par le R, prononcé à mi-chemin entre les deux lettres, un peu comme un R légèrement roulé. Certains le prononcent tout simplement comme "Lent"
  • M - Comme dans "Mot"
  • N - Comme dans "Neuf" (Notez qu'en Japonais la lettre N est une syllabe à part entière, comme dans "Yen". Par ailleurs, devant un P ou un B, un N peut être remplacé par un M : "Senpai" et "Sempai" sont tous les deux corrects)
  • O - Comme dans "Olive".
  • P - Comme dans "Pur"
  • Q - Le Q japonais n'existe pas et se remplace en Romaji par "Ku", lu comme "Cou"
  • R - Le R japonais se prononce à mi-chemin entre le R et le L (qui n'existe pas dans la transcription Romaji). La prononciation la plus facile reste carrément L ("Loup").
  • S - Comme dans "Son" (SH se dit comme "Chien")
  • T - Comme dans "Toi" (le courant TS se dit comme dans "Tsé")
  • U - Comme dans "Couler". Notez qu'en Japonais le U final est rarement audible et que la lettre est souvent l'équivalent de notre E muet : "Puruto" sera la transcription de "Pluto"
  • V - Il n'y a pas de V dans le système Romaji. Il est remplacé par un B 'léger' (l'Anglais "Violin" s'écrira "Ba-i-o-ri-n") Ca ressemble au fond au V espagnol.
  • W - Il s'accompagne des lettres A et O. Employé avec I, U ou E, le W est rempacé en Romaji par "U". Par exemple, la transcription phonétique de "Queen" ne serait pas "Kuwin", mais "Kui-n", alors que "Wars" resterait "Wa-zu".
  • X - La lettre X n'existe pas non plus en Japonais et est systématiquement remplacée par "Kush" (avec le fameux U presque muet). Du coup, "Taxi" s'écrit "Takushi".
  • Y - Comme dans "Yacht". Le Y est toujours suivi d'une voyelle, cédant la place au I dans le cas contraire ("Therapy" donnera "Serepi-")
  • Z - Comme dans "Zen"

Dictionnaire des techniques Aïkido ...

Préparation générale au début d’un cours : Jumbi-Undo

Exercices éducatifs individuels : Tandoku-Undo

  • assouplissement des poignets : Te-Kuki-Junan-Undo
  • exercices sur les postures : Shi-Seï
  • création de puissance : Kokyu-Undo
  • mouvements de mains : Te-Sabaki
  • mouvements tournants du corps : Taï-Sabaki
  • entrée dans l'attaque : Irimi
  • pivot sur place : Taï-No-Henka
  • pivot et effacement du corps : Tenkan
  • entrée suivie de pivot et effacement : Irimi-Tenkan
  • chutes, brise-chutes :Ukemi (Mae-Ukemi : en avant, Ushiro-Ukemi : en arrière)

Exercices éducatifs avec partenaire(s) : So Taï Undo

  • Assouplissement des articulations : Ju-Nan-Kyo-Ka-Ho
  • Harmonisation avec la force du partenaire : Ki-Awase
  • Création d'énergie avec le partenaire : Kokyu-Ryoku-Yosei-Ho

Notions fondamentales à parfaire au cours de la pratique

  • SHI-SEI : posture, attitude en général
  • KAMAE : garde, manière de se présenter face à une attaque
  • KI-RYO-KU : énergie, puissance vitale
  • SEISHIN-JOTAÏ : état mental
  • METSUKE : regard
  • ARUKIKATA : marche
  • TAÏ-SABAKI : déplacement/placement
  • KOKYU : respiration, «souffle»
  • KOKYU-RYOKU : coordination puissance et rythme respiratoire
  • SOKUDO : rapidité
  • KO-RYOKU : efficacité
  • REI-GI-SAO : étiquette
  • NICHIJO-NO-TAIDO : attitude dans la vie quotidienne
  • KOKORO-NO-MOCHI-KATA : contrôle des émotions, coeur
  • MA-AÏ : distance, ou encore : espace/temps

Diverses Positions

  • Hidari Gauche
  • Mae Devant
  • Mae ukemi Chute avant
  • Migi Droit
  • Seiza Position à genoux (sei = correct / za = assis sur les genoux)
  • Soto Extérieur
  • Tenkai, tenkan, tai-sabaki Divers pivots
  • Uchi Intérieur
  • Ushiro Derrière
  • Ushiro ukemi Chute arrière
  • Suwariwaza Tori et Uke sont à genoux
  • Hanmihandachiwaza Tori est à genoux et Uke est debout
  • Tachiwaza Tori et Uke sont debout
  • Ushirowaza Tori et Uke sont debout et Uke attaque Tori par derrière
  • Omote Positif, devant, droit
  • Ura Négatif, extérieur, revers, partie cachée

Remarque : La plupart des techniques étudiées sont appliquées sous deux formes ; la forme "Omote" et la forme "Ura". On traduit assez souvent ces deux mots par "positif" et "négatif", cependant ces termes apparaissent vite comme par trop limitatifs car du point de vue de la nuance à donner, "Omote" et "Ura" s’envisagent plutôt comme les "Recto" et "Verso", "pile" et "face", c'est-à-dire deux aspects complémentaires d'une seule et même chose. En général et globalement : "Omote" prendra la forme d'une technique qui accentue une rentrée sur le partenaire sans donner à l'attaque de celui-ci la possibilité de se développer. "Ura" prolongera par contre cette attaque, la détournera et guidera l'action sur l'extérieur du partenaire.

Formes d'attaques généralisées

  • Ai-hanmi katate dori La main droite saisit le poignet droit ou la main gauche saisit le poignet gauche (ai = homologue/ hanmi = côté, sens / katate = poignet / dori = saisie, prise)
  • Chudan Tsuki Coup de poing à hauteur de l'abdomen
  • Eri dori Saisie au col par l'arrière
  • Gyaku-hanmi katate dori La main droite saisit le poignet gauche ou la main gauche saisit le poignet droit (gyaku = opposé, inverse)
  • Hagaïjime Saisie en «ceinture», à bras le corps
  • Jodan Tsuki Coup de poing à hauteur de la tête
  • Kata dori Prise de manche au niveau de l'épaule
  • Kata dori menuchi Saisie à l'épaule et attaque de la tête, de face
  • Katate dori Saisie du poignet
  • Katate dori kubishime Etranglement par l'arrière et saisie du poignet
  • Katate ryote dori (morote dori) Saisie d'un poignet des deux mains
  • Kosa dori Saisie du poignet opposé
  • Mae eri dori kubishime Saisie à deux mains des revers de la veste en vue d'étranglement
  • Mae geri Coup de pied direct de face (geri : coup de pied, mae : devant)
  • Morote dori Saisie de l'avant-bras à deux mains
  • Muna dori Saisie du keikogi au niveau de la poitrine à une main
  • Ryosode dori Saisie des deux coudes
  • Ryo te dori Saisie des deux poignets par les deux mains (ryo = les deux / te = main)
  • Ryo kata dori Saisie des deux épaules
  • Shomen uchi Coupe droite, attaque de la tête, de face (men = tête / Sho = droit, de face / uchi = frapper)
  • Sode dori Saisie du keikogi au niveau du coude
  • Sodeguchi dori Coup de poing
  • Tsuki Coup direct et de face (poing, sabre, couteau ou bâton) - Jodan tsuki : au visage, Chudan tsuki : au plexus, Gedan tsuki : à l'abdomen
  • Ushiro eri dori Saisie du col de la veste par derrière
  • Ushiro haga jime Enlacement de la poitrine par derrière (jime : étrangler)
  • Ushiro katate dori kubishime Saisie du poignet et du col de la veste en vue d'étranglement (kubi : cou, shime : étrangler)
  • Ushiro ryo hiji dori Saisie des coudes par derrière (manches)
  • Ushiro ryo kata dori Saisie au niveau des deux épaules par derrière
  • Ushiro ryo sode dori Saisie au niveau des deux coudes
  • Ushiro ryote dori (ou : ryo tekubi dori) Saisie des mains par derrière (ushiro : derrière, ryo : deux, te : mains, dori : prise)
  • Ushirowaza Attaques par derrière
  • Yokomen uchi Coupe latérale, attaque de la tête, sur le côté (tempe ou carotide, yoko = de côté, men = tête)

Techniques généralisées de Projections

  • Aiki-otoshi Projection en ramassant les jambes
  • Irimi-nage Projection en entrant (irimi = entrer, dépasser)
  • Kaiten-nage Projection de la grande roue
  • Kokyu-nage Projection « par le souffle » (ko = expire, kyu = inspire, nage = projection)
  • Kokyu-ho Exercice d’expansion de l’énergie interne (ko = expire, kyu = inspire, ho = méthode, loi)
  • Koshi-nage Projection autour des hanches (koshi = hanches)
  • Kubi-nage Projection en saisissant la tête
  • Shi-ho-nage Projection dans les quatre directions (shi = quatre / ho = direction / nage = projection)
  • Soto-kaiten-nage Projection rotatoire par l’extérieur (soto = extérieur)
  • Sumi-otoshi Projection sur le côté en bloquant la jambe (sumi = coin, angle ; otoshi = tomber)
  • Tenchi-nage Projection « Terre-Ciel » (ten = ciel, chi = terre, nage = projection)
  • Uchi-kaiten-nage Projection rotatoire par l'intérieur (uchi = frapper - intérieur / kaiten = rotation)
  • Ude-kime-nage Projection en avant par blocage du coude (ude : bras, kime nage : projection)
  • Ude-garami Même principe que Kaiten-nage, mais contrôle de l’épaule de Uke

Techniques généralisées d'immobilisation

  • Ikkyo 1ère technique (contrôle du coude poussée vers la tête en cercle)
  • Nikkyo 2ème technique (Ikkyo avec sollicitation des articulations du poignet, du coude et de l’épaule)
  • Sankyo 3ème technique (Ikkyo avec contrôle du tranchant de la main de Uke et mouvement de vrille)
  • Yonkyo 4ème technique (Ikkyo avec application sur la face interne de l’avant-bras de Uke d’une pression avec la première phalange de l’index... Mouvement de sabre)
  • Gokyo 5ème technique (Technique particulière sur attaque au couteau, même principe que Ikkyo (ura) mais contrôle du poignet différent)
  • Hijikime-osae Immobilisation par blocage du coude en action inverse (hiji = coude, osae = immobilisation)
  • Ude-garami

Techniques généralisées de projections terminées en immobilisation propre

  • Kote-gaeshi Torsion du poignet (kote = poignet / gaeshi = torsion)
  • Juji-garami Projection sur bras liés en croix (juji = croix, garami = lier, nouer, maintenir)
  • Jugi-garami Autre écriture de Juji-garami
  • Soto-kaiten-sankyo Principe combiné de soto-kaiten et sankyo
  • Uchi-kaiten-sankyo Principe combiné de uchi-kaiten et sankyo

Dans l’exemple où Tori et Uke seraient tous les deux à genoux ; Uke attaquerait en Shomen uchi et Tori répondrait avec la technique Iriminage, ce qui donnerait : Suwariwaza Shomen Uchi Irimi nage.

Comportements détaillés

L'ensemble des règles ("Reishiki") observées dans les Dojos d'Aïkido et des autres arts martiaux traditionnels, ou lors des stages, a pour but de préserver le caractère traditionnel & artistique de la discipline, de développer le sens du respect mutuel, et de préserver la sécurité physique des pratiquants.

Le Reishiki n'est pas immuable, ni surtout rigide. Chaque personne l'observe à sa façon, et certaines écoles, sous l'influence de leur professeur principal, ont pu développer des variations dans le Reishiki, voire leurs propres coutumes. En cas de visite rendue à un autre Dojo, il suffit de bien observer. Mais rien n'interdit de conserver son Reishiki personnel, qui doit être simple, naturel et surtout sincère.

Les règles suivantes sont observées dans la plupart des Dojos et constituent seulement le socle élémentaire du Reishiki. La pratique plus large du Reishiki, indissociable de la formation en Aïkido, s'appelle Rei-Gi-Zao, et se construit non seulement au Dojo, mais également en dehors, dans tous les actes de la vie quotidienne....

  • En entrant dans le Dojo et en le quittant, il convient de saluer brièvement par une inclinaison du buste en direction du Shinden (ou "mur haut" où se trouve le portrait du fondateur). Ce salut, debout, s'appelle : Ritsu-reï.
  • En montant sur le tapis, on quitte ses sandales (Zori) et on les range en les tournant vers l'extérieur en évitant de tourner le dos au Shinden. Puis, en position assise sur les talons (Seiza), on salue en direction du Kamiza ou du Shinden et on gagne discrètement sa place (côté Shimoza) en attendant le début du cours.
  • A la fin du cours, il est coutumier d’aller saluer et remercier, soit debout, soit assis, tous les partenaires de travail de la séance. On quitte le tapis par une inclinaison en direction du Shinden.
  • Il convient d'éviter, dans la mesure du possible compte tenu du nombre de pratiquants sur le tapis, de s'entraîner juste devant le Shinden, qui est la place du professeur, et dans tous les cas on ne doit pas s'asseoir devant en lui tournant le dos, même le cours terminé, p.ex. pour plier son Hakama.
  • D’une façon générale, le respect des autres et des instruments de travail s’impose : les armes doivent être rangées, prêtes à servir, le long du tapis à un emplacement que l’on n’oublie pas. Ne jamais se servir d’un vêtement ni d'armes qui ne nous appartiennent pas. Ne jamais enjamber les armes rangées le long du tapis.
  • En principe, quelques minutes avant le cours, on doit être échauffé, assis en Seiza, tous sur une même ligne, en respectant si possible le silence. Ces quelques minutes permettent à l’esprit de faire le vide, de se débarrasser des problèmes ou préoccupations mentales de la journée et préparent à l'attention qu’exige l’étude.
  • Le cours commence et se termine par une cérémonie formelle. Il est essentiel d'être à l'heure pour y participer mais si nous arrivons en retard, nous devons alors attendre debout au bord du tapis (en principe au centre, en face du Shinden) jusqu'à ce que l'enseignant nous fasse signe de nous joindre au cours. En montant sur le tapis, il faut saluer le Shinden en Seiza, ainsi que le professeur, même s’il ne nous regarde pas à cet instant précis. Gagnons ensuite notre place pour commencer la pratique en perturbant le moins possible le cours.
  • La façon correcte de s'asseoir sur le tapis est la position en Seiza. Mais si nous sommes blessés au genou, ou si cette position nous devient par trop douloureuse, nous pouvons alors nous asseoir en tailleur en nous efforçant de garder le dos droit. N'allongeons jamais les jambes et ne nous adossons    pas au mur ou à un poteau. Nous devons rester disponible à chaque instant. Si nous sommes en Seiza faute de partenaire, ou pour écouter des explications, plaçons-nous toujours en sorte de gêner le moins possible les autres pratiquants, et soyons prêts à bouger instantanément en cas de chute dans notre direction.
  • Ne quittons pas le tapis durant la pratique, sauf en cas de blessure ou de malaise, et dans tous les cas, il faut en avertir le professeur.
  • Quand le professeur montre une technique, nous devons en principe rester assis en Seiza et regarder très attentivement. Après la démonstration, il convient de saluer le partenaire le plus proche et de commencer à travailler.
  • Dés que la fin d'une technique est annoncée, terminons immédiatement notre mouvement, saluons égalemnt rapidement notre partenaire et rejoignons de suite les autres pratiquants assis en ligne ou       en cercle.
  • Ne restons jamais debout sur le tapis sans travailler. S'il le faut, rester en Seiza en attendant notre tour.
  • Si pour une raison ou pour une autre nous devons absolument poser une question au professeur, il faut dans ce cas aller vers lui, ne l'appeler jamais : saluons-le avec respect et attendre dès ce moment qu'il soit disponible. Un salut debout suffira dans ce cas.
  • Quand le professeur montre un mouvement en particulier pendant le cours, se mettre instantanément    en Seiza (sauf si cette position nous expose trop) et regarder attentivement. Saluons-le lorsqu'il a terminé. Quand il corrige un autre pratiquant, nous pouvons nous arrêter de travailler pour regarder,   d'un commun accord avec notre partenaire. Asseyons-nous en Seiza et saluons de même.
  • Respecter les pratiquants les plus gradés, et d’une façon générale ceux qui sont manifestement plus âgés que nous. Ne discuter jamais à propos de technique et n’entrer jamais en polémiques sur le tapis. Le Dojo est un lieu de recherche et de travail personnel, pas une salle servant à des débats.
  • Si nous connaissons le mouvement et que nous travaillons avec quelqu'un qui ne le connaît pas, nous pouvons le guider, mais en parlant le moins possible. Penser à faire sentir les directions de travail est beaucoup plus profitable. S’il questionne davantage, c’est au professeur de lui apporter la réponse. En règle générale, s’abstenir de corriger qui que ce soit si nous n’avons pas atteint le niveau de Yudan-sha (ceinture noire).
  • Ne bloquer jamais le mouvement du partenaire, quel que soit son niveau : c’est contraire à l’esprit d’entraide mutuelle dans la recherche et l’apprentissage, c’est une source de frustration qui peut faire naître des émotions négatives, enfin ce peut même être dangereux pour nous en provoquant des réactions que nous ne pourrions pas contrôler. Dans le Dojo du fondateur, un avertissement mural indiquait que ce pouvait être un motif d’exclusion définitive de l’école...
  • Parler le moins possible sur le tapis : c’est dangereux pour nous-mêmes et pour les autres. La vigilance doit être constante pour éviter les accidents, et l’apprentissage de l’art ne passe de toute façon que très peu par la parole...
  • Ne se prélasser jamais sur le tapis avant, pendant ou après le cours : il est réservé à l’étude. En fait, dès que l’on pose un pied sur le tapis, la conscience et la vigilance doivent être aiguisées au mieux.
  • Idéalement, le tapis devrait être balayé chaque jour avant les cours et en fin de journée. Chacun est responsable de la propreté du Dojo.
  • Chaque pratiquant doit veiller à entretenir son hygiène corporelle, pour lui-même bien sûr, mais aussi par respect pour les autres et pour éviter des blessures : le keiko-gi doit être propre, les ongles des pieds et mains coupés courts, les cheveux longs attachés ou maintenus. Le port de bijoux est proscrit.
  • Sauf pour les fêtes, en règle générale, on ne mange, ne fume, ni ne mastique du chewing-gum, dans le Dojo, et a fortiori sur le tapis. On peut toutefois se réhydrater en prenant quelques gorgées d'eau entre deux cours, ou bien encore au moment indiqué par le professeur. Dans tous les cas, ne pas sortir du tapis pendant un cours pour aller boire, et éviter de boire sur le tapis.
  • On dit habituellement “Onegaï-Shimasu” (littéralement : je vous fais une requête, s'il vous plaît) au moment du salut du début du cours, et au moment où l’on invite un partenaire, et “Arigatoo-Gozaïmashita” (merci beaucoup) en fin de cours, pendant le salut au professeur, salut que l’on commence légèrement avant lui, et auquel il répond.

Rei - Le respect

L'aikido est un art martial, il enseigne une conception de la vie. De ce fait, la pratique de cet art mérite notre respect. Ce respect est dû à O'Sensei ( le fondateur de l'aikido), au dojo, au Sensei (l'instructeur) ainsi qu'aux partenaires avec qui nous pratiquons. Rei signifie «appréciation et respect» ainsi que la façon de le manifester.

REI AU DOJO

En entrant dans le dojo, se découvrir et saluer en direction du Kamiza (Autel) de la façon suivante: en position debout, les mains le long du corps, incliner le buste d'environ 30 à 45 degrés.

Le port des Zori (sandales) est obligatoire dans le dojo. Ils sont rangés sur les étagères à l'entrée du dojo laissés en bon ordre sur le bord du tatami durant la pratique. Le soin apporté par l'étudiant dans leur manipulation est un bon indice de sa discipline.

REI SUR LE TATAMI

Lorsque nous montons sur le tatami, s’asseoir en seiza (à genoux, assis sur les talons le dos bien droit) et saluons le Kamiza en penchant le buste vers l'avant jusqu'à l'horizontale. Conserver le dos bien droit tout en demeurant parfaitement stable. Ce salut est également requis lorsqu'on quitte le tatami, que ce soit temporairement ou définitivement. Toutefois si l'on ne sort que pour quelques instants (pour une raison importante) le salut debout est suffisant. Dans un cas comme dans l'autre il faut demander la permission au sensei si on désire quitter le tatami avant la fin du cours.

REI À O'SENSEI

Le fondateur «participe» à nos pratiques par l'héritage qu'il nous a transmis. C'est pourquoi nous lui témoignons notre reconnaissance et notre respect en le saluant au début et à la fin des cours. Lorsque nous arrivons en retard, prenons l'initiative de le saluer (en seiza) avant de nous joindre à la pratique.

REI ENVERS LE SENSEI

Les pratiquants et le Sensei doivent se saluer mutuellement au début et à la fin des cours, immédiatement après le salut à O'Sensei. De plus, lorsque pendant le cours le Sensei nous fait une remarque, saluons le en seiza afin de lui montrer notre appréciation. Notons également qu'en classe, on s'adresse à l'instructeur par «Sensei» plutôt que par son nom.

Au début d'un cours la coutume veut que l'on dise «Onegai shimasu» («faites-moi la faveur de pratiquer avec moi») lorsqu'on salue le Sensei, alors qu'à la fin on dit «Domo arigato gozai mashita» («merci beaucoup»).

REI ENVERS LE PARTENAIRE

Nos partenaires nous aident à nous améliorer; ne pas les respecter ou tenir compte de leur personnalité est contraire à l'esprit de l'aikido. L'aikido exclut toute notion de compétition: nous ne combattons pas notre partenaire, nous pratiquons ensemble pour nous améliorer mutuellement. Ainsi aider son partenaire, c'est    s'aider soi même.

Au début et à la fin de chaque exercice, les étudiants se saluent mutuellement (en seiza), éliminant ainsi toute trace d'agressivité. On change généralement de partenaire à chaque exercice.

Les étudiants avancés sont pour nous des aides précieux. Indépendamment de leur âge, de leur sexe ou de leur statut social, ils méritent notre considération. Durant les pratiques, nous devrions suivre leurs conseils en toute sincérité.

Pour leur part, les étudiants avancés ne devraient pas abuser de leur position. L'élève avancé se doit de rester humble et sincère dans son attitude et sa conduite, et s'efforcer d'être un bon modèle pour les débutants.

REI ENVERS LES ARMES

En Aïkido on utilise quelques armes: le bokken (sabre de bois), le jo (bâton entre 1,28 M & 1,30 M) et le tanto (couteau en bois). Lorsque nous les utilisons, ils deviennent alors un prolongement de nous-même et nous permettent d'améliorer notre Aïkido. À ce titre, respect leur est dû. Donc avant et après l'utilisation d'une de ces armes, saluons le Kamiza en la tenant avec les deux mains à la hauteur des yeux, la lame tournée vers nous et la pointe vers la gauche (pour le bokken et le tanto). De plus, il faut éviter de les lancer, de les piétiner ou de les enjamber.

Etiquette

La pratique de l’AÏkido en Club obéit à des règles d’organisation assez strictes, héritées de la tradition et de la culture japonaises...

Elles ont un but d’authenticité, afin de réunir les conditions nécessaires à une pratique dans l’esprit traditionnel du Budo, et d’éducation, en permettant aux pratiquants de s’imprégner, par l’observation de ces codes, d’une bonne conduite à l’égard des autres pratiquants et du lieu de pratique. Chaque point de l’étiquette a donc un rôle éducatif précis, que tout pratiquant est invité à respecter lorsqu’il rentre dans un dojo. Les règles sont d’ailleurs pratiquement les mêmes pour tous les autres arts traditionnels japonais.

La tenue d’aïkido

Le hakama est un vêtement très ancien dans la culture traditionnelle du Japon. On en trouve des allusions dans le Kojiki et le Nihon Shoki, deux livres shintoïstes qui remontent à une époque lointaine. Le hakama a évolué et pris plusieurs formes au cours du temps.

Ainsi, le hakama actuel dérive :

  • du nagabakama, qui tombait en traîne sur les pieds d’environ trente centimètres,
  • du hirabakama, qui descendait à la cheville, sans cordon d’attache sur le cou du pied,
  • du machidakabakama, utilisé pour l’équitation, et qui possédait une élargissure à l’entrejambe.

En général, le hakama est teint en noir ou dans une couleur foncée. Symboliquement, il représente avec le gi (le haut), très souvent de couleur blanche, l’union des contraires (in et yo) du Taiji. Le principe négatif ou In (Yin en chinois) est matérialisé par le gi blanc : le haut du corps doit en effet être complètement décontracté lors de la pratique afin de laisser le ki s’écouler librement. Le principe positif ou Yo (Yang) est symbolisé par le hakama noir : l’aïkidoka doit avoir une posture stable et solide, être ancré dans le sol.

Ainsi, les deux polarités s’unissent au niveau du hara, c’est-à-dire au niveau de la ceinture. En effet, le hara est le centre de tout mouvement, qui est le fruit d’une harmonisation correcte entre ces deux principes. Les plis du hakama ont également une portée symbolique. A l’avant, on peut en remarquer cinq, et un à l’arrière. Les cinq plis de l’avant représenteraient la compassion, la fidélité, la courtoisie, l’harmonie entre individus, et la confiance. Quant au pli arrière, il fait allusion à la sincérité. Ce sont autant de règles que le pratiquant devrait se remémorer à chaque fois qu’il enfile ou replie son hakama.

La salle d’entraînement

La salle d’entraînement est appelée Dojo. Ce nom est d’origine bouddhiste, il se rapporte au lieu dans lequel les moines pratiquent la méditation assise (zazen).

Dans un dojo, on trouve généralement :

  • un vestiaire avec armoires et douches
  • le tatami, qui occupe la plus grande place de la salle principale
  • un tableau (nafuda kake) utilisé par le professeur
  • une allée munie de sièges, pour les observateurs

Le tatami est une zone carrée ou rectangulaire placée au milieu de la salle principale. Il est formé d’un support de planches en bois ou en béton, sur lequel sont installés des nattes mesurant environ 0,90 m x 1,80 m x 0,07 m. Au Japon, ces nattes peuvent être couvertes d’un rembourrage en paille de riz (toko), en chiendent ou peuvent aussi être des paillassons (i-omote). Dans tous les cas, elles sont constituées de façon à offrir une bonne élasticité pour les chutes ainsi qu’une certaine tonicité pour les déplacements rapides de l’aïkido.

Chaque côté du tapis a un nom et une fonction précis:

  • La place d’honneur, ou kamiza (joza), est réservé aux instructeurs, aux invités d’honneur et aux officiels du dojo lors de rencontres spéciales.

C’est également sur la façade qui correspond à ce côté (gaku) que l’on peut apercevoir le portrait du Fondateur, et parfois une calligraphie désignant une notion importante pour l’instructeur. Au Japon, ce côté est reconnaissable à sa décoration d’emblèmes caractéristiques (tambours, sabres ou autres).

  • La place basse, ou shimoza, est l’endroit où s’alignent les élèves, en règle générale. Ils font face au professeur.
  • Le côté d’honneur, ou joseki, se situe à droite des élèves lorsqu’ils sont assis. C’est là que s’installent parfois les élèves de niveau avancé, où même les instructeurs, lorsque le kamiza est occupé par une personnalité importante.
  • Le côté bas, ou shimozeki, est la zone utilisée par les élèves qui font face à leurs instructeurs sur le joseki.

Les saluts

Les saluts sont la marque la plus courante des pratiques traditionnelles japonaises.

  • Ritsurei correspond au salut en station debout.

Il consiste en une inclinaison du buste d’environ trente degrés par rapport à la verticale, les bras le long du corps et les talons joints. Il ne faut jamais se baisser suffisamment bas pour qu’une personne en face de vous puisse voir votre nuque. Non seulement ce geste est une ouverture et donc une invitation à l’attaque, mais il est en plus considéré comme une marque d’impolitesse.

  • Zarei correspond au salut assis. Il se fait en position seiza.

Une personne en seiza est assise sur ses talons, les jambes repliées sous ses fesses, les orteils en position naturelle, et le dos droit. La distance entre les deux genoux doit être environ de la largeur de deux poings. Les mains sont placées sur les genoux. Le salut consiste à poser la paume de la main gauche à environ 15 cm devant le genou gauche, puis la main droite à 15 cm devant le genou droit, tout en inclinant le buste entier de façon que le front se dirige vers les mains (mais le buste doit conserver une inclinaison de trente degrés). Comme pour le ritsurei, il faut éviter de découvrir sa nuque, et toujours garder un oeil sur l’ennemi potentiel qui vous rend votre salut. Il faut ensuite retirer sa main droite, puis sa main gauche, et retrouver la position en seiza.

Etiquette et règles de pratique

L’étiquette, l’ensemble de règles qui régissent la pratique de l’aïkido en dojo, peut varier d’un dojo à l’autre, mais l’esprit reste fondamentalement le même.

Réduites au minimum, voici les règles que l’on peut lire au Hombu Dojo de Tokyo :

1. En aïkido, il suffit d’une frappe pour tuer l’adversaire. Lors de l’entraînement, suivez scrupuleusement l’enseignement de votre professeur et ne perdez pas de temps à vous mesurer pour savoir qui est le plus fort.

2. L’aïkido est un art qui enseigne comment faire face à plusieurs ennemis simultanément. Vous devez donc parfaire l’exécution de chaque mouvement jusqu’à ce que vous soyez capable de prendre l’adversaire qui est en face et ceux qui viennent dans toutes les directions.

3. L’entraînement doit toujours se dérouler dans une atmosphère agréable et conviviale.

4. le professeur ne vous enseigne qu’une partie limitée de ce que vous allez apprendre. Votre maîtrise des mouvements dépendra presque entièrement de votre pratique personnelle qui devra être rigoureuse et honnête.

5. Dans la pratique quotidienne, il faut commencer par échauffer le corps avant de travailler progressivement en force et en intensité. Il ne faut jamais dépasser ses limites. Si vous suivez cette règle, même les plus âgés ne se blesseront pas et pourront continuer à s’entraîner avec plaisir afin d’atteindre le but qu’ils se sont fixé.

6. L’aïkido a pour objet l’entraînement de l’esprit et du corps pour que l’homme devienne sincère et honnête. L’aïkido est un art secret par nature, les techniques ne doivent pas être révélées publiquement ni enseignées au hasard, elles risqueraient d’être utilisées par des individus peu scrupuleux.

En général, les règles pratiques qui sont appliquées sur le tapis sont les suivantes :

1. En montant sur le tapis et en le quittant, vous devez saluer vers le kamiza, en direction du shomen et du portrait du Fondateur.

2. Respectez vos instruments de travail. La tenue d’entraînement doit être propre et en bon état, les armes rangées lorsqu’elles ne sont pas utilisées.

3. Ne vous servez jamais d’une tenue ou d’armes qui ne vous appartiennent pas.

4. Le cours commence et se termine par une cérémonie formelle. Il est essentiel d’arriver à l’heure pour y participer, mais si vous arrivez en retard, vous devez attendre assis à côté du tapis jusqu’à ce que le professeur vous fasse un salut d’invitation. Saluez-le à genoux en montant sur le tapis.

5. La façon correcte de s’asseoir sur le tapis est la posture en seiza. Mais si vous êtes dans l’impossibilité de vous mettre en seiza, vous pouvez vous asseoir en tailleur, tout en veillant à être disponible à chaque instant, dans n’importe quelle position.

6. Ne quittez pas le tapis pendant le cours, sauf en cas de malaise ou de blessure.

7. Quand le professeur montre une technique, vous devez rester assis en seiza et regarder attentivement. Après la démonstration, saluez le maître, puis saluez un partenaire et commencez à travailler.

8. Dès que la fin de l’exercice est annoncée, finissez tout de suite votre mouvement, saluez votre partenaire et rasseyez-vous en ligne, en seiza, avec les autres pratiquants.

9. Ne restez jamais debout sur le tapis sans travailler. S’il le faut, restez en seiza en attendant votre tour.

10. Si vous voulez poser une question à votre professeur, ne l’appelez jamais ; mais dirigez-vous vers lui pour lui parler après l’avoir salué debout.

11. Quand le professeur vous montre un mouvement en particulier pendant le cours, mettez-vous en seiza, et saluez lorsqu’il a terminé.

12. Respectez les ratiquants les plus gradés. Ne discutez jamais à propos de technique, même s’ils sont dans l’erreur.

13. Si vous travaillez avec quelqu’un qui ne connaît pas le mouvement, vous pouvez le guider. Mais n’essayez jamais de corriger son mouvement si vous n’avez pas votre 1er Dan (ceinture noire).

14. Evitez de discuter sur le tapis.

15. Le tapis doit être nettoyé avant et après le cours ; le dojo doit être bien tenu. Tous les pratiquants doivent se sentir concernés par le nettoyage.

16. Il est interdit de manger, boire, fumer dans un dojo.

17. Le port de bijoux ou de montres est dangereux pendant l’entraînement, et donc déconseillé.

Si vous êtes entrés dans le dojo en vue d’assister à un cours, vous êtes tenu de respecter ces quelques règles:

1. Prenez place avec respect, n’adoptez pas une pose irrévérencieuse, que vous soyez assis ou debout.

2. Il est interdit de manger ou de boire pendant un cours.

3. Ne parlez pas aux pratiquants se trouvant sur le tapis, et n’y montez jamais sans autorisation.

4. Evitez de vous promener ou de déconcentrer les pratiquants lorsque le professeur montre ou corrige un mouvement.

Les règles d’étiquettes d’un dojo sont nombreuses et assez complexes, d’autant qu’elles peuvent varier selon les professeurs. Cependant, leur bonne observation finit par s’acquérir sans problème avec la pratique.

Il ne faut pas se vexer lorsque l’on est corrigé sur un détail, et garder un esprit ouvert à la tradition japonaise, de rigueur dans un dojo.

 

Quelques réponses à des questions habituellement posées par des débutants sur la pratique de l’AïKiDo :

L'aïkido ?  Je crois qu'on utilise aussi des armes, des bâtons ?

La pratique des armes est une composante de l'aïkido : bâton (Jo), sabre en bois (Bokken) ou couteau en bois (tanto) sont autant d'outils pédagogiques pour travailler les bases de la discipline (distance, centre, etc). Attention ! il ne s'agit pas de disciplines complémentaires telles que le Aïdo, Jodo, etc. Les techniques d'Aïkido sont des projections, des contrôles ou des immobilisations qui sont effectuées en utilisant la force de l'autre.

Bien que toutes les techniques ne soient que les différentes formes d'un principe unique, elles sont répertoriées pour faciliter l'étude. Le "répertoire" est constitué d’environ 300 formes qui incluent les diverses attaques ( par devant, contournement arrière, saisies de poignets, des revers, épaule(s), coup(s) de poing(s), de pied(s), etc...) On peut pratiquer à mains nues avec un ou plusieurs adversaires armé(s) ou non, les deux partenaires pouvant être debout, à genoux ou encore l'un debout et l'autre à genoux.

L'étude de techniques de respiration et de concentration, d'étirements, etc.. fait partie de l'apprentissage de l'Aïkido

Est ce que l'aïkido est efficace ?

D'une façon générale, les techniques d'aïkido ont démontré leur efficacité. Le pratiquant durant les premiers mois a un grand souci : l'efficacité. Il veut tester une technique, sa propre force, etc.… Cette situation peut être dangereuse : Les différents mouvements mettent en jeu les articulations, le pratiquant projeté participe souvent en partie à la chute, seule issue possible pour éviter le traumatisme de l'articulation visée (ce qui peut parfois donner l'illusion de complaisance) . Ce type de situation entre un pratiquant peu expérimenté (quelques années ou moins) et un néophyte peut être source de blessure.

Si ces interrogations peuvent être légitimes au départ, il ne faut en aucun cas qu'elles " s'installent " car c'est une absurdité en aïkido où l'on ne va pas contre la force de l'autre. Ce type de comportement répété est incompatible avec la pratique de l'aïkido.

Quelle est la différence avec le Judo, le Karaté ou d'autres Arts martiaux ?

Si l'on évoque sous les termes judo, karaté, (…), les formes compétitives qui sont de très loin les plus répandues, on peut dire qu'il n'y a strictement aucun rapport : les objectifs sont diamétralement opposés.

La compétition n'a aucun sens dans l'art martial : les techniques s'appauvrissent (beaucoup ne sont plus utilisées, parce que dangereuses en compétition), la préparation physique et musculaire devient la principale occupation du compétiteur (avec toutes les dérives actuelles).

Dans l'aïkido la compétition est exclue : Chacun peut donc se conformer à ses possibilités physiques propres, le but étant précisément de mieux les connaître.

Par contre il existe des formes de judo ou de karaté-do restés traditionnelles, là ce n'est qu'affaire de goût. Chaque art se distingue notamment par ses stratégies employées : positions de garde, distance de travail (très courte pour le judo, éloignée pour le karaté, etc.)

L'aïkido est-il un art de défense ?

Aspect technique

Dire que l'Aïkido est un art de défense relève d'une connaissance très superficielle de la discipline. Attaquer, parer, contrer, c'est à dire apprendre à arriver avant l'adversaire bien que parti après lui. Ce schéma correspond à des techniques de self défense. Les premiers pas en Aïkido se font de cette manière : l'adversaire nous met dans une situation difficile, nous cherchons à nous en sortir.

La seconde étape en Aïkido consiste à prévoir comment l'adversaire va attaquer mais l'initiative de l'attaque, même devinée reste à l'adversaire.

L'aïkido, à Haut niveau, va encore plus loin : l'adversaire n'a aucune initiative, avant qu'il ait pensé à attaquer, il est déjà contrôlé. Ce qui faisait dire à M UESHIBA " Je ne suis jamais battu, quelle que soit la vitesse d'attaque de l'ennemi. Ce n'est pas parce que ma technique est plus rapide que la sienne. Ce n'est pas une question de vitesse. Le combat est terminé avant d'avoir commencé " .

Le "DO", la voie, l'art de vivre.

Il faut garder à l'esprit que l'étude de l'Aïkido ne se limite pas à l'étude de techniques martiales. L'aïkido constitue une discipline martiale originale dont la pratique tend à bâtir des hommes, des femmes et des enfants responsables, armés pour faire face aux difficultés de la vie quotidienne et capables de résoudre celles-ci positivement, sans apport de violence ou de destruction, par une subtile transformation de l'adversité.